Investir dans l’éducation et la protection de la petite enfance pour la paix et la tolérance

02.12.24

Répondant à un appel à contribution pour un rapport des Nations Unies, MMM attire l'attention sur les premières années de l'enfance. Elles constituent une période charnière pour agir et favoriser la paix et la tolérance pour tous, et MMM souligne ce qu'il faut faire pour soutenir le développement de la petite enfance.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) prépare un rapport qui sera présenté à la session de juin du Conseil des droits de l’homme sur la manière de développer une éducation à la paix et à la tolérance accessible, inclusive, équitable et de qualité pour chaque enfant.

Dans notre réponse à l’appel à contribution pour ce rapport, nous soulignons le fait que l’éducation commence dès les premières années de l’enfant et que la promotion d’une culture de la paix et de la tolérance commence à la maison.

Les enfants développent une capacité à établir des relations et à adopter un comportement prosocial lorsqu’ils grandissent dans un environnement familial stimulant. À son tour, un enfant qui se développe correctement peut contribuer de manière significative à la société et à l’économie en tant que citoyen, travailleur, parent, etc., contribuant ainsi à la construction d’une société plus pacifique et plus cohésive.

L’État a un rôle essentiel à jouer en fournissant aux parents, notamment aux mères, les moyens et le soutien nécessaires pour que leur enfant grandisse dans un environnement sain et stimulant. Les parents, qu’ils choisissent de rester à la maison avec leur enfant ou de faire appel à des services formels d’éducation de la petite enfance, doivent être soutenus. Aujourd’hui, cependant, de nombreux parents n’ont pas ce choix : un enfant de moins de 5 ans sur quatre n’a pas accès à l’enseignement préprimaire.

Le développement de la petite enfance (DPE) couvre le développement physique, mental, spirituel et moral de l’enfant depuis la période prénatale jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de 8 ans. Les 1 000 premiers jours, qui incluent la grossesse, sont particulièrement importants, non seulement pour le développement physique de l’enfant, mais aussi pour le développement de ses compétences psychosociales, émotionnelles et cognitives. Le bien-être et la santé de la mère influencent fortement ce développement précoce. Offrir aux familles des conditions optimales permet d’éviter des conséquences néfastes. La malnutrition et l’exposition au stress ou à la violence n’affectent pas seulement les mères, mais aussi leur futur enfant. Il est indispensable de s’attaquer aux comportements violents et aux problèmes sociaux pour prévenir le développement de systèmes de régulation du stress déficients et de problèmes de santé mentale ou physique durables chez l’enfant. Les familles qui éprouvent de l’anxiété parce qu’elles vivent dans la pauvreté, dans des zones de conflit ou exposées au changement climatique sont particulièrement vulnérables et doivent faire l’objet d’une attention particulière.

En matière d’éducation et de protection de la petite enfance (EPPE) des services de qualité favorisent le développement des compétences socio-émotionnelles et garantissent le bien-être des enfants et leur développement harmonieux pour qu’ils puissent réaliser tout leur potentiel. Ils posent des bases importantes pour le développement global de l’enfant, ce qui peut, plus tard dans la vie, faciliter la mobilité sociale et la productivité économique, et contribuer à briser le cycle de l’inégalité et de la pauvreté, favorisant ainsi l’émergence de sociétés pacifiques.

MMM demande au HCDH d’aborder la question du développement de la petite enfance dans son rapport sur l’éducation de qualité pour la paix et la tolérance.

  • Il est essentiel d’investir dans des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance de qualité grâce à un financement public adéquat, et d’offrir des services diversifiés, centrés sur l’enfant, de qualité et accessibles grâce à des partenariats appropriés et à la réglementation des acteurs non étatiques. Les enfants en situation de vulnérabilité doivent faire l’objet d’une attention particulière afin de garantir des services équitables et inclusifs.
  • Il faut renforcer le soutien aux parents et aux autres soignants non rémunérés, notamment par le biais de politiques favorables à la famille afin d’aider les parents à concilier leurs responsabilités de soins, y compris un congé parental adéquat, des programmes de soutien familial, des services de santé mentale et des modalités de travail flexibles.
  • Il faut renforcer le soutien aux parents et aux autres soignants non rémunérés, notamment par le biais de politiques favorables à la famille afin d’aider les parents à concilier leurs responsabilités de soins, y compris un congé parental adéquat, des programmes de soutien familial, des services de santé mentale et des modalités de travail flexibles.

Lire la contribution de MMM dans son intégralité

 

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