08.04.23
ONU Genève - Ces dernières années, MMM a fortement plaidé en faveur de l'élimination de l'utilisation du mot " fardeau " en association avec le travail de soins non rémunéré. De nombreuses personnes ont parlé et écrit sur le "fardeau du travail de soins non rémunéré", ce qui va à l'encontre de l'idée - et de notre objectif - de reconnaître ce travail comme un travail précieux, voire fondamental. Nos efforts ont porté leurs fruits et nous pouvons aujourd'hui nous prévaloir d'une petite victoire, puisque cette expression a disparu de la plupart des rapports et résolutions des Nations unies et d'autres textes adoptés.
Tout a commencé en 2017 lors de la 61e session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU. MMM a alors été invitée en tant qu’oratrice à un événement parallèle organisé par la Suisse. Cela fut l’occasion d’une discussion ouverte avec les diplomates impliqués dans les négociations, et le mot « fardeau » a disparu des conclusions concertées de la CSW61.
Nous avons poursuivi notre lutte contre l’utilisation de ce terme, en ralliant d’autres organisations de la société civile et en obtenant la modification de résolutions et d’autres documents des Nations unies, notamment lors de la 52e session du Conseil des droits de l’homme, qui vient de s’achever.
Notre Logique
Nous devrions cesser d’associer le mot « charge » au « travail de soins non rémunéré », et ce pour deux raisons principales :
En outre, chez MMM, nous affirmons que le travail non rémunéré permet de développer des compétences vitales, en particulier des compétences non techniques et des aptitudes à la vie quotidienne, qui revêtent une importance considérable sur le marché de l’emploi. Il s’agit notamment de compétences organisationnelles, de relations humaines et d’empathie, voire de compétences en matière de négociation….En fait, le travail de soins non rémunéré devrait être considéré comme une expérience professionnelle précieuse !
Le vocabulaire est essentiel car il façonne la perception qu’ont les gens d’un sujet et de la manière dont il sera traité. D’où notre travail de plaidoyer contre l’utilisation de ce mot.
Aujourd’hui, le mot « fardeau » a pratiquement disparu du langage onusien, même s’il apparaît encore ici ou là.
Cette bataille est d’autant plus importante que la question de la répartition inéquitable du travail de soins non rémunéré a gagné en visibilité et figure désormais à l’ordre du jour mondial.
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